Le samedi 12 mars 1994 à 10 h 30, Nathalie ESPAGNET, 23 ans, enceinte de huit mois et demi et mère d’une fille de 3 ans, quitte son domicile du cours Desbiey à Arcachon. Elle prend le train à 10 h 52 vers La Teste-de-Buch où elle effectue un retrait d’argent à 11 h 12. À midi, elle se rend dans un restaurant du centre commercial des Miquelots pour y déjeuner, munie d’un gros sac de courses bleu. Après avoir demandé l’appel d’un taxi, elle refuse de monter à son arrivée vers 13 h 30, affirmant attendre quelqu’un d’autre. À 14 h 15, elle appelle un second taxi depuis un café pour se faire déposer près du dépôt Emmaüs, demandant à s’arrêter en retrait dans une zone isolée. À 15 h 15, elle s’y dispute avec son ex-compagnon.
De retour à son appartement de La Teste-de-Buch, elle y monte ses paquets avec l’aide de ce dernier, qui repart peu après. Elle est tuée au cours de la nuit, vers minuit, vraiseemblablement dans un local fermé ou habité.
Sa disparition n’est signalée que deux jours plus tard, le 14 mars 1994, révélant un appartement vide et en grand désordre. Le 26 mars 1994, son corps totalement dénudé est découvert par un agent forestier à Salles, à une trentaine de kilomètres, à moitié immergé dans un fossé/bassin de rétention le long de l’A63 (au niveau de la bretelle vers Belin-Béliet). L’autopsie révèle que la victime a succombé à une volée de coups extrêmement violents et répétés au crâne ainsi qu’à des marques de strangulation.