Résumé des faits :
Depuis trois mois, Marguerite BLAZY réside dans un petit studio à Toulouse, tout en rendant régulièrement visite à ses parents à Portet-sur-Garonne.
Au cours de la semaine précédant le meurtre, elle s’est rendue à trois reprises, de bon matin, au bar Le Carillon, situé à proximité de son domicile. Elle y retrouvait à chaque fois un homme inconnu qui n’a jamais pu être identifié. Pourtant, Marguerite ne fréquentait jamais les bars.
Le dimanche 30 janvier 1983, vers 18 h 20, le planton du quartier général militaire, implanté non loin de chez elle, l’aperçoit passant à pied. Il la trouve particulièrement pressée ; elle porte une veste bleue. Quelques instants plus tôt, il a remarqué une Renault blanche qui est passée à trois reprises au ralenti devant le QG, comme si son conducteur cherchait quelqu’un.
À 18 h 40, rue Ninau, une étroite ruelle du centre-ville, à seulement quelques mètres du bar Le Carillon, un riverain entend un unique coup de feu et se précipite à sa fenêtre. Il voit alors une jeune femme vêtue d’un pull blanc sortir en titubant d’une voiture blanche avant de s’effondrer sur la chaussée. Le véhicule redémarre aussitôt, tous feux éteints.
Au même instant, une autre voiture s’engage dans la rue Ninau : ses occupants assistent, impuissants, à la scène. Marguerite, touchée mortellement, agonise sur le bitume.