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Résumé des faits : 

« Les tueries du Brabant » est une appellation qui renvoie à une série de dix-sept braquages associés à des attaques à main armée de supermarchés et de petits commerces, qui se sont produits en deux vagues, en Belgique et une dans le nord de la France à Maubeuge : une première vague entre entre le 30 septembre 1982 et la fin de l’année 1983, et une second à le samedi 9 novembre 1985.

Ces attaques particulièrement meurtrières tuent 28 personnes et blessent environ 40 autres individus.  

La première vague commence le samedi 14 août 1982. Sont volées une voiture Canardière en plein jour à Dinant en Belgique, et celui de deux véhicules dont une VW Santana bleu foncé. Le premier meurtre s’est déroulé à Maubeuge, place des Nations. Deux individus dans la VW Santana foncée fracassent la vitre de l’épicerie « Piot » en pleine nuit et s’emparent de bouteilles de champagne, de vin ou encore de foie gras. Un habitant du quartier téléphone immédiatement à la police municipale dont les locaux sont à proximité. Une patrouille de trois hommes est envoyée sur les lieux. Un des deux malfrats sort directement son arme et ouvre le feu, blessant grièvement l’un des policiers. Ses deux collègues aperçoivent le puissant véhicule muni de plaques belges fuir vers le plat pays. 

Cette Santana, munie cette fois-ci de plaques françaises, est utilisée pour le meurtre du policier Claude HAULOTTE, qui tombe le 30 septembre 1982, lors de l’attaque de l’armurerie Dekaise située en plein centre de Wavre, rue de Bruxelles. Les auteurs fuient en direction et parviennent à échapper au dispositif policier, non sans avoir au préalable achevé le policier d’une balle en pleine tête, ce qui deviendra leur signature : ils n’hésitent pas à supprimer les témoins.

Peu avant la période de Noël 1982, le veilleur de nuit d’une auberge se trouvant à proximité du château de Beersel est exécuté dans sa chambre de sept balles.

Le mercredi 12 janvier 1983, un taximan bruxellois est tué dans sa voiture professionnelle avec la même arme que le veilleur de nuit en décembre dernier.

La seconde vague est composée d’attaques de supermarchés.

Le vendredi 11 février 1983, dans la commune de Genval, trois hommes braquent le supermarché Delhaize. Ils tirent quelques balles dans le plafond. Personne n’est touché. Ils s’enfuient dans une Peugeot 504 en emportant l’équivalent de 17 000 euros. 

Un autre braquage se produit le vendredi 25 février 1983 au supermarché Delhaize d’Uccle, pour une somme dérobée de 15 000 euros. À la sortie du magasin, ils tirent au riot gun sur un vieil homme souhaitant appeler les forces de l’ordre avant de s’engouffrer dans une Golf GTI. Ces armes et cette voiture deviendront leur marque de fabrique. La bande s’attaque à un Colruyt dans la commune de Hal, et tue le gérant. Puis les tueurs volent des gilets pare-balles dans une filature à Tamise. Le concierge est exécuté et son épouse, gravement blessée.

Leur attaque la plus atypique a lieu en septembre 1983 au Colruyt de la commune de Nivelles. Ils cambriolent le magasin durant la nuit en pénétrant via une porte arrière ouverte au chalumeau. Un couple venu faire le plein de sa Mercedes est abattu, un gendarme est tué et un autre blessé. Dans la précipitation, les hommes surarmés quittent les lieux avec leur Saab volée et la Mercedes du couple où ils ont entassé le fruit de leur larcin. Ils blesseront encore des policiers lancés à leur poursuite et finiront par abandonner les deux véhicules remplis de bouteilles, de pralines et de gros sacs de café. Trois morts pour un butin dérisoire. 

Quinze jours après cet évènement, ils assassinent, à Ohain, le propriétaire d’un restaurant pour lui voler sa Golf GTI. Deux coups seront encore mis à leur actif : une attaque contre un supermarché Delhaize (avec un mort) et le hold-up d’une bijouterie à Anderlues où le couple de bijoutiers sera froidement abattu. 

Après une année blanche en 1984, les attaques reprennent en 1985.

Le vendredi 27 septembre 1985, trois hommes attaquent le supermarché Delhaize de Braine l’Alleud. L’un des assaillants porte une cagoule, les deux autres des masques de politiciens français. Deux d’entre eux sont armés d’un fusil à pompe et le dernier, le fameux géant signalé à plusieurs reprises, un pistolet-mitrailleur. Sur le parking, un garçon est emmené en otage, les coups de feu claquent, semant la panique. Un premier témoin est tué à l’extérieur. À l’intérieur, c’est la panique totale. Les habitués fuient vers le fond du magasin, d’autres se couchent sur le sol. Un client est touché d’une décharge mortelle. Ils vident les caisses et tentent d’ouvrir le coffre-fort sans succès, ce qui met l’un d’entre eux en fureur. Les bandits quittent le Delhaize en tirant au riot gun sur une camionnette ou un père et son fils ont assisté à toute la scène : le jeune homme est blessé et son père tué. La Golf GTI fonce vers le Delhaize de Overijse à une dizaine de kilomètres de là et lance une attaque identique à la première. Ils tuent cinq personnes dont un garçon de 14 ans qui roulait alors à vélo sur le parking. La double attaque fera huit morts. 

La dernière attaque qui est imputée à ces braqueurs est survenue le samedi 9 novembre 1985 à 19h30, dans le supermarché Delhaize de la petite ville flamande d’Alost, à environ 30 kilomètres de Bruxelles. Trois silhouettes cagoulées et lourdement armées surgissent ce jour-là d’une voiture de marque Golf GTI et fondent sur l’établissement. Ils tuent 8 personnes, dont 2 enfants (un garçon de 14 ans et une fille de 9 ans), et en blessent 9 autres, pour un butin dérisoire de 18 000 euros. La Golf GTI est retrouvée calcinée dans le Bois de la Houssière et les portrait-robot de trois des tueurs sont établis (« le tueur », « le géant » et « le vieux »). 

Pour en savoir plus

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