Le lundi 4 juillet 1994, entre Saint-Pé-de-Bigorre et Lourdes, deux agents de la SNCF travaillant sur la voie ferrée Toulouse-Hendaye découvrent le corps sans vie d’une femme entièrement nue, partiellement calciné, en bordure d’un parking sur la route reliant Lourdes à Pau, près de Peyrouse.
Le cadavre est méconnaissable : l’autopsie révèle une fracture du rocher, de multiples traces de coups et prouve que la victime respirait encore lorsque son agresseur a déversé des litres d’essence sur elle avant d’y mettre le feu (l’autopsie a établi qu’elle avait inhalé des vapeurs d’hydrocarbure).
La femme mesure 1,60 m. Elle a subi une rhinoplastie, n’a pas eu d’enfants, et a été opérée pour l’ablation d’un ovaire et de l’appendice. Elle porte une prothèse dentaire au maxillaire inférieur ; des fiches dentaires ont été diffusées en France et en Espagne pour tenter de l’identifier. Sur elle, on retrouve des boucles d’oreilles fabriquées dans les Asturies (commercialisées à 54 exemplaires), un pendentif en or et un autre en onyx représentant une main noire, symbole de fertilité en Espagne.